mercredi 24 janvier 2018

Données personnelles : le RGPD au format liseuse

Le règlement général sur la protection des données (RGPD) est applicable à compter du 25 mai 2018 en Europe. Le texte intégral du règlement est bien sûr disponible sur le site de l'Union Européenne au format PDF et au format HTML mais impossible d'en trouver une version facile à lire sur la liseuse de son choix.

J'ai donc entrepris de créer des versions EPUB et MOBI du dit règlement (version française, téléchargée en HTML sur le site mentionné plus haut le 22 janvier 2018) et les mets à disposition de tous. Bien plus confortable à lire dans ces conditions !

La version EPUB du RGPD

RGPD en EPUB

La version MOBI du RGPD

RGPD en MOBI

Quel fut le processus de génération ?

  1. Le fichier HTML de base a été téléchargé depuis le site de l'Union Européenne.
  2. Afin de s'afficher correctement après export en EPUB/MOBI, toutes les balises de tableau ont été supprimées du fichier HTML.
  3. A l'aide d'expressions régulières, les titres de chapitre ont été placés dans des balises <h1></h1>.
  4. Toujours à l'aide d'expressions régulières, les titres et sous-titre d'article ont été placés respectivement dans des balises <h2></h2> et <h3></h3>.
  5. La conversion en EPUB et MOBI a été réalisée à l'aide de Calibre.

samedi 28 octobre 2017

Volumio over-the-air update, no SSH anymore?

What a surprise when I upgraded Volumio to the latest version (noteworthily to patch against the KRACK attack) and discovered that the SSH access was not activated anymore after a reboot!

It seems that the security-conscious Volumio team has decided to desactivate the SSH access by default, which makes sense. Although, it seems that the dev mode is activated by default (?) at http://ip.to.volumio/dev and permits the reactivation of SSH? Beware in an insecure context, Volumio was clearly built for a home-usage with low security constraints, one willing to go further will have no difficulties in increasing the level of security around Volumio (for example some filtering through a reverse proxy would certainly do a lot of good).

It is however quite easy to re-activate the SSH server: just create a "ssh" file in the /boot folder of Volumio. And reboot!

Tomato by Shibby n'est peut-être pas mort ? Mais vive LEDE malgré tout !

Si j'en crois Wikipedia, l'histoire du micrologiciel Tomato remonte au vénérable Linksys WRT54G et au projet HyperWRT qui avait été développé pour ce routeur. HyperWRT a été supporté par les bénévoles de 2004 à 2008 et en 2008 un fork aura lieu et mènera à Tomato qui sera développé jusqu'en version 1.28. Et là, nouvel abandon, et nouveaux forks, celui de Shibby (un développeur polonais) acquiert une certaine renommée. En 2017, deux vulnérabilités majeures sont publiées :

  • l'une concerne le logiciel dnsmasq (un petit serveur DNS/DHCP) : elle est publiée le 2 octobre 2017 sous le numéro CVE-2017-14491. Brièvement, une faille est détectée qui permet l'exécution de code distant sur une machine propulsant dnsmasq
  • la seconde est KRACK, la découverte par un chercheur belge d'une faille dans le protocole WPA2

Deux très bonnes raisons de mise à jour !

Tous les utilisateurs de firmware de routeurs & points d'accès se sont alors tournés vers les fournisseurs de ceux-ci, et les utilisateurs de Tomato by Shibby ont attendu avec impatience la sortie d'une nouvelle version. Malheureusement, deux semaines après ces annonces, aucun signe de vie et le site qui hébergeait les données de Tomato by Shibby n'est plus accessible au moment où j'écris ces lignes.

Edition au 30 octobre, 8h19 : Shibby m'a répondu - ce n'est qu'un problème temporaire de réseau chez le fournisseur de VPS qui héberge son site internet. Il répond également sur la mise à jour KRACK de la façon suivante : Tomato is using NAS daemon for WPA2 security. The problem is that sources for this daemon are closed by Broadcom. So we have to wait when Asus or Netgear etc will fix it and then try to move newer binaries to Tomato. But that means (probably) only newest routers will have fix for KRACK. I dont think that Asus etc will release fixed firmwares for Mipsel..

Il y a de nombreuses distributions basées sur Tomato by Shibby et d'autres forks de Tomato (cf. la page de Wikipedia sur Tomato, cependant si celle-ci est un jour, aucun des forks n'a été mis à jour post-annonce de KRACK ce qui n'augure rien de bon). Le code source étant disponible, de bonnes âmes expertes sauront peut-être faire renaître la tomate de ses cendres.

Pas de panique, il semble que LEDE soit une bonne alternative à Tomato dans la plupart des cas. Supporté par une communauté qui semble un peu plus large (Tomato by Shibby est (était), ne semble-t-il, soutenu que par un seul homme), LEDE est un fork d'OpenWRT. La dernière version 17.01.4 est très stable, très pratique et a été patchée pour KRACK !

Il est délicat de comparer LEDE et Tomato : là où Tomato se borne (bornait ?) à propulser routeurs et autres périphériques réseau, LEDE (Linux Embedded Development Environment) veut aller plus loin et propose une véritable micro-distribution avec gestion de paquets (avec l'utilitaire opkg). L'interface graphique LuCI de LEDE est très agréable, elle comporte moins de fonctionnalités que Tomato et il est probable qu'il faille recourir plus fréquemment à la ligne de commande de LEDE pour les paramétrages complexes possibles dans Tomato (par ex. la QoS, la gestion avancée des VLAN etc...). Mais dans les situations simples, LEDE peut-être un remplacement immédiat à Tomato. Pour les cas complexes, la migration est à évaluer, surtout si personne ne reprend le flambeau de Shibby !

Pour découvrir LEDE, c'est ici.

Comment LEDE a sauvé mes "vieux" points d'accès Wifi

J'avais acheté il y a peut-être 2-3 ans des petits points d'accès Wifi d'une marque chinoise. Lors de la divulgation de KRACK, je vérifiais le site du fabricant mais je constatais qu'aucune mise à jour n'était publiée pour ces appareils.

Je me tournais alors vers LEDE, le fork open source d'OpenWRT. En quelques minutes, j'identifiais le matériel dans la liste des matériels supportés, je téléchargeais la version 17.01.4 publiée le 18 octobre avec les corrections nécessaires pour KRACK.

L'installation de LEDE sur les points d'accès fut très facile :

  1. réinitialiser les points d'accès à l'aide du bouton RESET
  2. se connecter à l'interface du constructeur chinois, et se rendre dans la section "Firmware upgrade"
  3. téléverser le fichier de micrologiciel de LEDE
  4. ... patienter pendant le processus et le redémarrage
  5. se connecter sur http://192.168.1.1 pour trouver LuCI, l'interface graphique de LEDE

Deux enseignements :

  • si vous ne connaissez pas LEDE, c'est une très belle distribution pour les routeurs/points d'accès et autres petits périphériques du genre ; une bien pratique suite à OpenWRT
  • le llbre est une bonne solution à l'obsolescence et peut apporter une pérennité d'usage de matériels délaissés par les fabricants

dimanche 22 octobre 2017

Gitlab, fail of yarn when migrating to 10.0.x

For once, the Gitlab upgrade process from 9.5.8 to 10.0.x was not totally smooth on my end. I encountered the following error:

error "webpack#ajv" not installed
error "webpack#ajv-keywords" not installed
error Found 2 errors.
Error: You have unmet dependencies. (`yarn check` command failed)

And installing ajv manually did the trick:

sudo -u git -H yarn add ajv@^4.0.0

In case this helps someone out there!

lundi 16 octobre 2017

error: error switching euid to 33 and egid to -1: Invalid argument

I recently encountered the following error (after an upgrade from Debian Jessie to Debian Stretch):

/etc/cron.daily/logrotate:
error: error switching euid to 33 and egid to -1: Invalid argument
run-parts: /etc/cron.daily/logrotate exited with return code 1

It was not so easy to find the cause in the long list of possible offenders in /etc/logrotate.d/ ! In the end, it turned out that the faulty line was:

su www-data

in one of the logrotate configuration files. Indeed, no group was given in addition to the user account, hence the gid set to -1 which is blatanly an incorrect value.

The correct and expected syntax was:

su www-data www-data

dimanche 17 septembre 2017

PG::NotNullViolation error on id column in PostgreSQL

Faced with this error:

PG::NotNullViolation: ERROR:  null value in column "id" violates not-null constraint

it took me some time to realize that my id column was not a serial but a plain integer...

To fix this, just execute:

ALTER TABLE my_table DROP COLUMN id;
ALTER TABLE my_table ADD COLUMN id SERIAL PRIMARY KEY;

samedi 3 juin 2017

Nombre de déclenchements d'un appareil Canon sous Linux avec gphoto2

Si vous êtes l'heureux possesseur d'un appareil photo reflex Canon (et peut-être d'autres marques, je n'ai pas pu tester), vous vous demandez peut-être comment accéder au compteur de déclenchements par exemple pour mesurer le degré d'usure de votre matériel (http://www.olegkikin.com/shutterlife/).

gphoto2 sera votre complice pour cela. Il faut d'abord l'installer avec votre gestionnaire de paquet préféré (ici apt) :

apt install gphoto2

Après avoir branché l'appareil photo en USB sur le PC, on exécute la commande suivante :

gphoto2 --auto-detect

qui doit retourner le type d'appareil photo connecté et reconnu :

Model                          Port                                            
----------------------------------------------------------
Canon EOS 700D                 usb:001,007

Accédons maintenant à l'info souhaitée :

gphoto2 --get-config /main/status/shuttercounter

et voilà :

Label: Shutter Counter                                                         
Type: TEXT
Current: 14611

Get shutter counter for Canon cameras on Linux

It can be useful to know the shutter counter for your Canon reflex camera, for example to compare with the data available here: http://www.olegkikin.com/shutterlife/.

Wait no more, it is easy to access the shutter counter with gphoto2 on Linux.

Let's start with the installation of gphoto2 (replace apt with your favorite package manager):

apt install gphoto2

Then plug the camera to the computer with an USB cable and then:

gphoto2 --auto-detect

It should show something like this:

Model                          Port                                            
----------------------------------------------------------
Canon EOS 700D                 usb:001,007
/// 


Then

gphoto2 --get-config /main/status/shuttercounter


and this is it:

Label: Shutter Counter Type: TEXT Current: 14611 ///

samedi 4 mars 2017

Installer le paquet xlsx pour R sous Debian Stretch

Sous R, le paquet 'xlsx' peut être utilisé pour importer des jeux de données stockées dans des fichiers de la suite Microsoft Office. Mais sous Debian Stretch (instable), l'installation du paquet 'xlsx' est un peu compliquée au moment d'écrire ces lignes.

configure: error: Cannot compile a simple JNI program. See config.log for details.
Make sure you have Java Development Kit installed and correctly registered in R.
If in doubt, re-run "R CMD javareconf" as root.

Et si l'on exécute R CMD javareconf :

conftest.c:1:17: fatal error: jni.h: No such file or directory
 #include <jni.h>

Il semble que cela vienne à la fois d'un mauvais paramétrage de R pour utiliser Java et de l'usage d'une version de Java qui a priori n'est pas compatible avec rJava (incompatibilité rapportée ici).

Utiliser OpenJDK 8 et non 9

Commençons par installer OpenJDK 8 sur l'ordinateur en root ou avec la commande sudo :

apt install openjdk-8-jre openjdk-8-jdk

Puis, toujours en root, faisons pointer JAVA_HOME vers le bon répertoire :

export JAVA_HOME=/usr/lib/jvm/java-8-openjdk-amd64

javareconf dans R

Et ré-exécutons alors R CMD javareconf. Cette fois, tout doit fonctionner et s'achever par :

Updating Java configuration in /usr/lib/R
Done.

En utilisateur non root, il est alors possible de re-démarrer R et d'exécuter l'installation de rJava :

> install.packages("rJava")

install.packages("xlsx")

Plus rien ne s'oppose à l'installation du paquet xlsx désormais :

> install.packages("xlsx")

dimanche 19 février 2017

Réduire l'empreinte mémoire de GitLab en contrôlant le nombre de processus Sidekiq

Par défaut, GitLab démarre 25 processus Sidekiq pour gérer les travaux de tâche de fond de GitLab. Si ce nombre est justifié sur une instance à fort traffic, il y a fort à parier qu'un bien plus petit nombre de processus suffit pour gérer une instance de GitLab de petit volume.

Le nombre de processus Sidekiq se règle aisément dans le fichier /path/to/gitlab/config/sidekiq_queues.yml par ajout de la ligne suivante :

:concurrency: 2

où l'on remplacera "2" par le nombre de processus souhaités. 2 semble suffisant pour ma petite installation GitLab personnelle et ses quelques utilisateurs et dizaines de projets.

Voilà de quoi optimiser l'empreinte mémoire et processeur de GitLab !

Adjust number of Sidekiq processes for GitLab

By default, GitLab starts 25 processes of Sidekiq. If this certainly makes sense on systems with high load, this could be overkill for simple instances of GitLab with only a handful of users and active projects. To reduce memory usage, it is possible to reduce the number of concurrent processes for Sidekiq by adding the following line to the /path/to/gitlab/config/sidekiq_queues.yml file:

:concurrency: 2

Install NodeJS v7.x on Debian Jessie

It is rather easy to deploy NodeJS v7.0 on Debian Jessie. First, it is necessary to add the deb repository for nodejs in /etc/apt/sources.list.d/nodesource.list:

deb https://deb.nodesource.com/node_7.x jessie main
deb-src https://deb.nodesource.com/node_7.x jessie main

Then, let's add a package preference in /etc/apt/preferences.d/node:

Package: nodejs
Pin: release o=Node Source
Pin-Priority: 1200

or

Package: *
Pin: release o=Node Source
Pin-Priority: 1200

I am rather reluctant to use the second option (with the wildcard) as it would imply that the nodesource.com deb repository could replace any package. Without the wildcard, there is a risk to see some dependences not deployed as expected... at the time of writing, it seems that limiting the priority to "nodejs" is sufficient ti have version 7.5.0 installed.

Enjoy!

mercredi 15 février 2017

Installer john (theripper) avec support de multiples coeurs sous Debian Stretch

Par défaut sous Debian Stretch, john (theripper), ami de l'adminsys testeur de la solidité des mots de passe, fonctionne en utilisant un seul coeur/processeur.

Il est nécessaire de recompiler john pour faire usage de multiples processeurs. Pas de panique, cela se fait très aisément.

Il faut d'abord install gcc et make pour permettre la compilation :

apt install gcc make

Ensuite, on télécharge la dernière version de john sur le site d'Openwall :

wget http://www.openwall.com/john/j/john-1.8.0.tar.xz

On décompresse l'archive :

tar xvf john-1.8.0.tar.xz

(si tar ne reconnaît pas tar.xz, c'est qu'il faut installer le paquet xz-utils)

On rentre dans le dossier source de john

cd john-1.8.0/src/

et on modifie le fichier Makefile pour décommenter les lignes OMPFLAGS. Ainsi :

#OMPFLAGS = -fopenmp
#OMPFLAGS = -fopenmp -msse2

devient

OMPFLAGS = -fopenmp
OMPFLAGS = -fopenmp -msse2

On lance alors la compilation par la commande

make linux-x86-64-avx

(attention, la cible peut être différente selon votre processeur et votre système... make vous proposera tous les choix possible si vous l'appelez sans paramètre)

Une fois la compilation terminée, vous pouvez lancer john :

cd ../run/
./john --test

et modifier lors de l'exécution le nombre de coeurs à utiliser si vous le souhaitez :

OMP_NUM_THREADS=1 ./john --test

mardi 14 février 2017

Activate logging and find logs for {Rainloop in Nextcloud}

You can activate Rainloop logging by toggling the enable parameter to On (from Off) in the logs section in the file /path/to/nextcloud/data/rainloop-storage/_data_/_default_/configs/application.ini

[logs]
enable = On

Then logs are then available in /path/to/nextcloud/data/rainloop-storage/_data_/_default_/logs/.

lundi 13 février 2017

Installer Rstudio sur Debian Sid/Stretch

Au moment où j'écris ces lignes, Rstudio nécessite les librairies libgstreamer-plugins-base0.10-0 et libgstreamer0.10-0 mais ces deux paquets ne sont pas disponibles dans Debian Stretch. Qu'à cela ne tienne !

Ajoutons ceci dans /etc/apt/sources.list :

deb http://httpredir.debian.org/debian jessie main

et ceci dans /etc/apt/preferences.d/pinning-jessie-for-rstudio :

Package: *
Pin: release l=Debian-Security
Pin-Priority: 1000

Package: *
Pin: release a=testing
Pin-Priority: 995

Package: *
Pin: release a=unstable
Pin-Priority: 50

Package: *
Pin: release o=Debian,n=jessie
Pin-Priority: 10

Il suffit alors d'exécuter les commandes suivantes avant d'installer rstudio et le tour est joué :

apt update
apt install libgstreamer0.10-0 libgstreamer-plugins-base0.10-0

dimanche 12 février 2017

Installer Rainloop sur Nextcloud

Rainloop s'installe extrêmement facilement sur Nextcloud 11 pour transformer votre gestionnaire cloud favori en webmail fort pratique.

Activer l'application

La première étape consiste à activer l'application dans le magasin à application de Nextcloud. D'abord, cliquer sur le menu en haut à gauche puis sur le bouton "+ Apps" pour ouvrir le magasin à application. Screenshot_2017-02-12_16-24-48.png

Dans la catégorie "Social & communication", on trouve l'application Rainloop qu'il suffit alors d'activer : Screenshot_2017-02-12_16-23-33.png

Accéder à l'administration de Rainloop

Après activation, réfrénez cette envie irrépressible de cliquer sur l'icône "Email" apparue aux côtés de vos applications (ça ne servira à rien sans quelques paramétrages préalables) et rendez-vous dans la page d'administration de Nextcloud, section "Additionnal settings". Là, dans le paragraphe "RainLoop Webmail" fraîchement apparu, cliquez sur "Go to RainLoop Webmail admin panel". Alternativement, vous pouvez appeler cette URL http://cloud.url/index.php/apps/rainloop/app/?admin (en remplaçant http://cloud.url par une URL valide et conforme à votre cas).

Au premier usage, le nom d'utilisateur de l'administration est "admin" et le mot de passe "12345". Nul besoin de vous inviter à modifier cela !

Paramétrer Rainloop

Les paramétrages et optimisations de Rainloop abondent. Pour aller à l'essentiel, rendez-vous dans la section "Domains".

Le principe est simple : vous allez paramétrer (et de fait autoriser) les utilisateurs de Rainloop (dans Nextcloud) à se connecter à un IMAP/SMTP selon le domaine de leur adresse courriel. Par exemple, vos utilisateurs ont des adresses alice@mondomaine.fr et bob@mondomaine.fr. Nous allons donc ajouter le domaine "mondomaine.fr" et paramétrer l'IMAP et le SMTP pour ce domaine :

Screenshot_2017-02-12_16-37-32.png

Désormais, sur leur compte Nextcloud, quand Alice et Bob ouvriront Rainloop, ils pourront saisir leur adresse (respectivement alice@mondomaine.fr et bob@mondomaine.fr) et Rainloop saura quels paramétrages IMAP/SMTP utiliser pour rapatrier le contenu de leur boîte courriel.

R et RStudio déployé avec Updatengine

Il est assez facile de déployer silencieusement R et RStudio avec Updatengine sur des machines propulsées par Windows.

Déploiement de R 3.3.2

Création du paquet de déploiement R 3.3.2 :

  • Nom: R 3.3.2
  • Description: Installation silencieuse de R
  • Comme commande: R-3.3.2-win.exe /VERYSILENT
  • Sélectionnez ensuite comme fichier l’exécutable de R R-3.3.2-win.exe téléchargé au tout début.
  • Paramétrez ensuite les deux options « ignorer les horaires de déploiement et « paquet public » selon vos préférences.

Et pour les conditions d'installation :

  • Nom: Installation R si < à 3.3.2
  • Condition: Logiciel non installé ou version inférieure à:
  • Nom du logiciel: R for Windows *
  • Version du logiciel: 3.3.2

Déploiement de RStudio

Création du paquet de déploiement RStudio 1.0.136 :

  • Nom: RStudio 1.0.136
  • Description: Installation silencieuse de RStudio
  • Comme commande: RStudio-1.0.136.exe /S
  • Sélectionnez ensuite comme fichier l’exécutable de RStudio RStudio-1.0.136.exe téléchargé au tout début.
  • Paramétrez ensuite les deux options « ignorer les horaires de déploiement et « paquet public » selon vos préférences.

Et pour les conditions d'installation :

  • Nom: Installation RStudio si < à 1.0.136
  • Condition: Logiciel non installé ou version inférieure à:
  • Nom du logiciel: RStudio
  • Version du logiciel: 1.0.136

samedi 12 novembre 2016

OpenSCAD pour faire de la 3D comme un programmeur, exemple de conception d'une boîte

OpenSCAD m'a réconcilié avec la conception 3D : plus la peine d'apprendre à utiliser Blender pour quelques pièces mécaniques, OpenSCAD permet de générer des pièces en 3D avec du code :-)

Avec le petit exemple ci-dessous, vous aurez vite compris l'intérêt d'OpenSCAD pour certaines petites pièces à construire, et si comme moi vous n'avez pas jusqu'ici eu le courage de vous lancer dans Blender ou FreeCAD. Contrairement à Blender par exemple, chaque forme est définie dans un langage propre à OpenSCAD et la forme apparaît à la compilation. Ce n'est donc clairement pas adapté pour des représentations artistiques mais pour la fabrication de pièces mécaniques dont les cotes sont bien connues, cela permet très vite d'arriver au résultat escompté !

Installation d'OpenSCAD

Sous Debian, OpenSCAD s'installe très simplement car il est disponible dans les paquets de la distribution :

apt install openscad

Exemple de conception d'une boîte

Imaginons que l'on souhaite fabriquer une boîte avec une grille pour y ranger par exemple de petits montages électriques.

Commençons par la face principale : dessinons un rectangle de 82 mm par 40 mm :

square([82,40],center);

form1.png

Pour fabriquer les fentes, nous allons soustraire un rectangle de 32 mm par 1 mm :

difference() {
  square([82,40],center);
   square([1,32]);
}

form1b.png

Cela a fonctionné, mais il faudrait mieux placer notre fente : nous allons le faire à l'aide d'une translation :

difference() {''''
  square([82,40],center);
    translate([3,4,0]) {
      square([1,32]);
    }
}

form1c.png

Nous pourrions maintenant répéter ces lignes de code autant de fois que nécessaire pour obtenir notre grille. Mais il y a mieux ; il est possible de paramétrer la création de chaque fente à l'aide d'une boucle :

difference() {
  square([82,40],center);
  for ( i = [1 : 26] ){
    translate([i*3,4,0]) {
      square([1,32]);
    }
  }
}

form2.png

Nous allons maintenant donner un peu d'épaisseur à cette première forme en l'extrudant : on ajoute cette instruction *avant* la forme 2D créée à l'instant :

 linear_extrude(height = 3, center = false)

form3.png

Ajoutons maintenant une première paroi latérale :

cube([82,1,15]);

form4.png

Puis une seconde paroi qui est identique à la première avec une translation :

translate([0,40,0]) {
    cube([82,1,15]);
}

form5.png

Rajoutons les dernières parois nécessaires :

cube([1,40,15]);
translate([81,0,0]) {
 cube([1,40,15]);
}

form6.png

Pour finir la boîte, nous voulons ajouter 2 petites surfaces qui en permettront la fixation. Comme la boîte sera imprimée en 3D, il est nécessaire que ces surfaces apparaissent progressivement. Nous allons donc les modéliser avec un prisme :

module prism(l, w, h){
  polyhedron(
     points=[[0,0,0], [l,0,0], [l,w,0], [0,w,0], [0,w,h], [l,w,h]],
     faces=[[0,1,2,3],[5,4,3,2],[0,4,5,1],[0,3,4],[5,2,1]] );
}

translate([6,30,15]) {
    rotate([0,180,90]) {
        prism(20,5,15);
    }
}

translate([76,10,15]) {
    rotate([0,180,270]) {
        prism(20,5,15);
    }
}

form7.png

Et voilà le tour est joué !

Pour aller plus loin

Dans l'exemple précédent, la longueur de la boîte (82 mm) a été écrite en dur et tous les autres objets ont été placés d'après cette dimension. Il eut bien sûr été possible de définir une variable (par exemple "length") en début de fichier et adapter le code !

Cela donne alors :

length=82;
linear_extrude(height = 3, center = false)
difference() {
  square([length,40],center);
  for ( i = [1 : (length / 3)] ){
    translate([i*3,4,0]) {
      square([1,32]);
    }
  }
}
cube([length,1,15]);
translate([0,40,0]) {
    cube([length,1,15]);
}

cube([1,40,15]);
translate([length-1,0,0]) {
 cube([1,40,15]);
}

module prism(l, w, h){
  polyhedron(
     points=[[0,0,0], [l,0,0], [l,w,0], [0,w,0], [0,w,h], [l,w,h]],
     faces=[[0,1,2,3],[5,4,3,2],[0,4,5,1],[0,3,4],[5,2,1]] );
}

translate([6,30,15]) {
    rotate([0,180,90]) {
        prism(20,5,15);
    }
}

translate([length-6,10,15]) {
    rotate([0,180,270]) {
        prism(20,5,15);
    }
}

Il n'y a alors plus qu'une seule variable à modifier pour fabriquer une boîte beaucoup plus longue !

form8.png

mardi 8 novembre 2016

Se connecter à l'ESP8266 avec ampy d'Adafruit pour plus de facilité

Dans les articles précédents (ici et ici), nous avons proposé de téléverser des fichiers sur l'ESP8266/NodeMCU à l'aide de l'utilitaire webcli.py fourni avec WebREPL. Si l'on accède physiquement à la puce (via le port série), il est possible d'utiliser l'utilitaire Ampy développé par Adafruit.

  1. Installons adafruit-ampy avec pip (pip3 si Python3)
pip3 install adafruit-ampy

Il se peut qu'il faille lancer cette commande en root ou avec sudo selon votre distribution.

  1. Flashons micropython sur le NodeMCU/ESP8266 sans surprise :
esptool.py --port /dev/ttyUSB0 --baud 460800 erase_flash
esptool.py --port /dev/ttyUSB0 --baud 460800 write_flash --flash_size=8m 0 /path/to/esp8266-20161017-v1.8.5.bin
  1. Après re-démarrage, connectons-nous à l'ESP8266 pour vérifier que tout fonctionne correctement :
picocom /dev/ttyUSB0 -b 115200
  1. Connectons-nous alors à l'aide d'ampy et affichons la liste des fichiers contenus sur la puce avec l'option "ls" :
ampy -p /dev/ttyUSB0 ls

Sur l'ESP8266 fraîchement flashé, on verra seulement le fichier "boot.py".

  1. Pour ajouter un fichier, il faut utiliser l'option "put"
ampy -p /dev/ttyUSB0 put /path/to/file

Les commandes disponibles avec ampy sont :

  get    Télécharger un fichier depuis la puce.
  ls     Lister le contenu de la puce.
  mkdir  Créer un dossier sur la puce.
  put    Téléverser un fichier sur la puce.
  reset  Provoquer un soft reset/reboot de la puce.
  rm     Supprimer un fichier de la puce.
  run    Exécuter un script sur la puce et afficher la sortie standard.

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